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Traitement des morts

Si les conditions de conservation dans les stations lacustres ont permis de mieux connaître la vie quotidienne du Néolithique, les sépultures sont rares dans nos régions et les pratiques funéraires demeurent encore mal connues. S’il est difficile de dresser une image précise des rituels funéraires, l’inhumation semble toutefois être la norme durant le Néolithique, tandis qu’à l’âge du Bronze on observe une alternance entre

inhumation et incinération.

Les nécropoles les plus connues se situent dans la vallée du Rhône et le bassin lémanique. Les plus an-ciennes, datées de la première moitié du Néolithique (5e millénaire), contiennent des tombes en ciste qui sont des sépultures individuelles construites avec des  dalles de pierres ou des planches en bois formant un petit caisson. Ces caissons sont placés en fosse, et au vu de la petite taille de la sépulture, les jambes du défunt sont généralement fléchies. Dans certains cas, le défunt porte des parures (bracelets, pendeloques).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dans un deuxième temps, jusque vers le milieu du 4e millénaire, les dépôts d’objets funéraires augmentent (céramique, haches, pointes de flèches, parures) et les sépultures contiennent des inhumations collecti-ves. Le nombre d’individus par ciste est variable, et peut aller jusqu’à 17 défunts.

Les dolmens apparaissent sur le territoire suisse dans la deuxième moitié du 4e millénaire, et ont servi à ac-cueillir des inhumations collectives. Parmi les plus connus nous pouvons citer ceux du Petit-Chasseur à Sion qui sont utilisés durant tout le 3e millénaire. L’ar-chitecture des dolmens est variable, mais contient tou-jours une chambre funéraire quadrangulaire délimitée par des pierres dressées. Dans certains cas, un tertre peut recouvrir la chambre, tout en laissant libre l’accès à la dalle d’entrée, cette dernière étant parfois percée d’un trou de faible diamètre (dalle-hublot). Les dol-mens étaient aisément rouverts pour y placer les in-humations successives, mais il semblerait que seule une partie restreinte de la population y ait été en-sevelie.

Rédaction des contenus: F. McCullough / R.Blumer // Conception-Graphisme-Intégration: PA Huguet